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Le Niger ; ce pays difficile que nous aimons
11/06/2006 13:01
Le Niger, pays enclavé, semi-désertique, d’une superficie de 1,267 millions de km2. Comme son drapeau, le Niger se subdivise en 3 bandes horizontales.
La bande nord couvre approximativement les 2/3 de sa superficie. C’est la zone désertique ; on ne peut y vivre que dans la douceur des oasis.
La bande centrale est en réalité une zone de pâturages car s’il y pleut suffisamment pour produire de l’herbe les précipitations y sont trop aléatoires pour cultiver. Pourtant beaucoup de paysans continuent à cultiver au risque de voir leur mil ou leur sorgho sécher sur pied avant que les épis ne mûrissent. Cette zone connaît un fort taux d’exode durant la saison sèche car les hommes doivent chercher ailleurs ce que la terre ne leur a pas donné. Malheureusement, ils laissent derrière eux d’immenses superficies de terres dénudées qui souffrent tellement de l’érosion éolienne que même la couverture herbacée risque de ne plus pouvoir se réimplanter.
La bande Sud est la bande nourricière du Niger, la terre y est généreuse puisque la pluie lui est relativement fidèle. A l’est de cette bande coule lentement le fleuve Niger qui traverse Niamey notre capitale. Bien exploitées les rives de ce fleuve qui traverse notre pays sur 250 kilomètres devraient permettre de couvrir l’ensemble des besoins alimentaires du pays mais l’outillage dérisoire, les problèmes fonciers et l’attachement aux pratiques culturales ancestrales qui caractérisent les populations analphabètes permettent seulement d’atteindre l’autosuffisance des populations autochtones. Les grands projets de rizicultures irriguées ont fait long feu ; le riz thaïlandais se vend moins chers sur nos marchés que le prix de revient du riz local qui doit être subventionné.
Le cercle orange au centre de notre drapeau n’est pas sans rappeler l’omniprésence du soleil qui peut nous imposer des températures dépassant les 50° à l’ombre. Heureusement, ces cas sont rares et en « saison froide » de novembre à décembre, la température se stabilise autour de 25°. La saison chaude s’installe progressivement à partir de mars pour laisser place à la saison des pluies à partir de juin. Les premières pluies qui rabaissent progressivement la températures sont souvent dévastatrices ; emportant tant de terres des champs que les rivières provisoires qui coulent en torrents sont couleur de boue. Mais la saison des pluies est tout de même le temps de la joie, de l’espoir et des travaux champêtres. Il s’agit de se dépêcher car les paysans n’ont que quatre mois pour produire leurs vivres de toute une année.
C’est ainsi que le Niger est un des pays les plus pauvres du monde avec un PIB par habitant de l’ordre de 172 dollars. Selon l’Indice de Développement Humain, calculé par le PNUD en 2004, le Niger se classe au 175ème rang parmi les 176 pays analysés.
Notre pays est caractérisé par une faible diversification de sa production et est tributaire des aléas climatiques et des aléas naturels tels que les invasions périodiques de criquets. Cette faible diversification économique se traduit par la prédominance des secteurs de l’agriculture et de l’élevage de subsistance qui contribuent à environ 40% du produit intérieur brut. L’extraction de l’uranium constitue la principale source de recette d’exportation (35%).
Le développement du secteur de l’éducation et de la santé y sont les piliers de la Stratégie de Réduction de la Pauvreté adoptée en janvier 2002 par le Gouvernement du Niger.
Le Niger bat le triste record du taux de natalité le plus élevé avec une moyenne de plus de 8 enfants par femme ce qui induit un doublement de sa population tous les 26 ans et ce, malgré un taux de mortalité infantile de 280 pour 1000 et une espérance de vie moyenne de 47,9 ans
Le système éducatif, malgré les efforts soutenus de l’Etat nigérien, reste caractérisé par enseignement primaire qui connaît de nombreux dysfonctionnements. Il s’agit notamment de conditions matérielles défectueuses, d’un enseignement inadapté aux besoins des populations, d’une formation des maîtres déficiente impliquant des pratiques pédagogiques obsolètes.
En schématisant, on peut dire que 4 enfants nigériens sur 10 auront un jour la chance de s’asseoir sur un banc d’école et que parmi eux, 1 seul poursuivra son école primaire jusqu’au bout. L’accès au cycle secondaire est improbable pour la grande majorité d’entre eux et illusoire pour les enfants ruraux qui représentent 90 % des enfants scolarisables.
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Ce n’est pas de notre faute
si des milliers d’enfants meurent de maladie ou de malnutrition
quand d’autres sont condamnés à l’ignorance
mais cela devient notre faute
si de toute notre énergie et de toute notre foi en l’idéal rotarien
nous ne faisons pas quelque chose pour redonner des raisons d’espérer !
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Car notre pays est magnifique et riche de ses multiples traditions et coutumes qui toutes chantent à leur manière la sérénité et l’accueil de l’étranger.
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Commentaire de Daniel (26/08/2006 16:14) :
Bonjour, il me semble que le Niger, le fleuve, traverse le Niger sur 450 Km
et non 250.
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Pourquoi ce nom de Niamey - Croix du Sud
11/06/2006 13:28
Notre Rotary Club est le second club Rotary de la capitale du Niger ; Niamey. Les membres fondateurs devaient donc compléter le nom de notre ville par un qualificatif qui nous distinguerait du premier club. Ils ont choisi le symbole de la Croix du Sud.
Notre fanion qui sert de logo à ce blog est fabriqué en cuir bleu, rehaussé de lettres dorées et arbore fièrement au milieu de la carte schématique du Niger un jolie étoile d'argent communément appelée "Croix du Sud". Nous en sommes très fier car il marque notre volonté de travailler avec et pour les plus pauvres car pas moins de 5 artisans dont 2 handicapés mettent une journée à confectionner chaque exemplaire. Il faut y créer la croix d’argent, découper les motifs en relief, étendre et repousser le cuir, dorer et coudre le fanion.
Cette Croix du Sud est représentée sur nos fanions comme une seule étoile asymétrique. L’observateur non avisé pourrait penser que c’est parce que nous nous considérons individuellement comme des STARs ; des prétentieux qui s’imaginent au dessus de la mêlée, des « m’as-tu vu ? ».
Il n'en n'est rien car la Croix du Sud n’est pas une étoile mais c’est bien plus qu’une étoile ; c’est un ensemble d’étoiles comme vous pouvez le constater vous même sur le schéma joint.
En observant le ciel depuis le désert du Niger, vous pourriez même constater que d’autres étoiles sont bien plus brillantes. Ce qui fait la beauté et la force de la Croix du Sud c’est que ses étoiles sont ensembles, disposées avec ordre. Cinq d’entre elles donnent les grands axes et beaucoup d’autres semblent les accompagner et font partie intégrante de ce repère céleste.
En effet, la croix du Sud est le principal repère pour les chamelier, comme l’étoile du berger était le principal repère des paysans du nord. Cette croix aussi permet de trouver la route, c’est symbole d’espoir dans un monde trop sombre et trop triste.
C’est pourquoi nous avons choisi ce symbole et c'est parce que nous sommes unis et que chacun tient son rang en brillant à sa manière que tous ensemble nous sommes connu comme un vrai Club Service sur qui on compte et avec qui on compte.
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